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2 – YI

 


 

 

          Hikitsuchi nous a donné des indications pour travailler le yi :
1. Le Chinkon kishin no hoo (4)  il s’agit d’une série d’exercices dont quelques uns nous aident à développer le yi :

  • Torifune : tirer et pousser la terre.
  • Furutama no gyoo : l’attention est dirigée entre les deux yeux.

2. « Ne pas attendre » (4). Il faut essayer de ne pas relâhcer le yi. Dans l’exécution d’une technique, les 2 omote (intérieur, devant) et les 2 ura (extérieur, derrière) se déRoulent en un seul mouvement.

« Lorsque votre adversaire saisit votre poignet, guidez-le à travers les déplacements de vos pieds et amenez-le au sol avec vos mains. Pour que l’entraînement vous soit profitable, vous devez exécuter les techniques en les conduisant à leur terme, sans rompre votre concentration ni relâcher votre corps » Morihei Ueshiba (2).

3. « Ne pas regarder le partenaire » (4) élargit notre champ de conscience. Ne pas regarder le partenaire nous per- met de l’envelopper, de le fondre dans l’espace. Je précise que nous ne regardons pas mais nous voyons

4. Ne pas attendre le shomen uchi (attaque de face en coupant de haut en bas). Cette façon de faire n’est pas toujours très bien comprise par les pratiquants. Le tori n’attend pas l’attaque de l’uke, il dirige sa main vers l’intention de l’uke, entre ses deux yeux, le siège de l’intention se situant dans la partie frontale de notre cerveau.

          Je rajouterais:
5. Le randori (attaque par plusieurs partenaires) est intéressant pour développer le yi. Le pratiquant doit anticiper le mouvement tout en ayant une « vue » globale de la situation, ainsi le yi devient vivant et grand.

 6. Les katas de boo-jutsu sont également intéressants parce qu’il nous faut anticiper sur chaque frappe.

 

« Si l’intention est bloquée, elle influence le qi ; si le qi est bloqué, il influence l’intention »
Mengzi (Mencius) (6).

 

3 – TEGATANA

          Il y a tegata (main-sabre)*** si  les mains sont reliées au yao, voir « le corps global ».