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Le QI (3/3)


AIKIDO
          En aïkido (Art Martial japonais), l’essentiel n’est pas d’immobiliser ou de projeter un partenaire sur ses saisies ou ses frappes. C’est la manière d’y parvenir qui importe : se placer dans une position juste afin de ne pas être touché par le partenaire constitue la recherche constante du pratiquant. Le Ki ainsi libéré peut agir. L’aïkido s’adresse à tout le monde, sans distinction d’âge ou de sexe.

TAI JI QUAN
          Le Tai Ji Quan (d’origine chinoise) consiste essentiellement à travailler le Qi dans le corps. C’est une série de mouvements d’origine martiale que l’on exécute très lentement à partir de règles extrêmement précises. Dans notre Tai Ji nous accordons une attention particulière à la présence d’un axe central dans le corps le YAO*. Par la pratique, cet axe, tout en s’affinant développe une puissance d’action.

 
* LE YAO

          Le YAO, c’est le centre du corps, c’est le véritable chef d’orchestre du Qi (Ki). « Eriger son Yao », c’est constituer une ligne de force et de vérité, l’axe du corps. On y parvient par la culture du Qi.

          AIKIDO ET YAO : En 1997, lors d’un de mes séjours à Shanghaï, Maître Gu m’a dit : « Dans tout véritable Art Martial il y a le Yao! » Depuis cette période j’ai entrepris d’orienter ma pratique d’Aïkido vers la recherche de ce centre (Joël Chemin).

          Ce travail intérieur de raffinement, quelque soit la voie choisie, nous amène doucement vers ce Qi central, en éliminant petit à petit tous les blocages du corps, tout ce qui lui fait obstruction (les « noeuds », l’esprit, les émotions…). Ce Qi Central se concrétisera par la sensation d’avoir un « axe » dans et au-delà du corps. Les écrits du fondateur de l’Aïkido, de grands Sages, les propos de Maîre Hikitsuchi sont là pour illustrer ce qui précède.